Il y a 50 ans, le 23 février 1963, le FLQ passait à l’acte pour la première fois. 200 ans après le Traité de Paris, les Québécois prenaient les armes pour la deuxième fois, tentant de changer leur sort. Les alentours du Black Watch Armoury, ainsi que le visage du Québec ont bien changé depuis 1963. Mais ce qui a poussé une bande de jeunes – risquant la prison – a bombarder cette caserne militaire est bel et bien toujours la réalité laurentienne :
« L’histoire de la révolution de notre pays s’emmêle dans celle de nos étreintes éperdues et de nos nuits d’amour. Les premiers éclats du FLQ ont lié nos vies. Partout ensemble, nus mais secrets, unis à nos frères dans la révolution et le silence, c’est dans l’odeur de la poudre que nous avons appris les gestes exaltés de la volupté et le cri. » (Hubert Aquin. 1995. Prochain épisode. Montréal: Bibliothèque québécoise, p. 137)